Off-White

Actualité Fashiontech #6 : Off-White, Phoebe Philo et encore Cannes

Cette semaine, avec Valentine, nous avions imaginé un format simple et léger dans lequel nous allions évoquer le retour tant attendu de Phoebe Philo et nous allions continuer notre conversation sur le Festival de Cannes. Et là, le 20 juillet, la nouvelle est tombée. LVMH annonçait le rachat de Off-White et Virgil Abloh devenait à 40 ans la méga-star du secteur créatif. Forcément notre live a changé de direction.

LVMH, Off-White et Virgil Abloh

Le groupe de luxe de Bernard Arnault s'empare à 60% de la marque de vêtements créé par Virgil Abloh en 2013. Et le designer star récupère les 40% restants. C'est la première fois que LVMH rachète une marque de street wear même si celle-ci flirte avec l'univers du luxe. Virgil, quant à lui, déjà à la tête de l'homme pour Louis Vuitton voit ses prérogatives s'agrandir et il se murmure qu'il pourrait également développer ses idées du côté des vins et spiritueux, voire l'hôtellerie de luxe.

Alors qu'il a à peine 40 ans, le fondateur de Off-White, devient en quelque sorte le nouveau Karl Lagerfeld, pour l'écrivain Erwan Rambourg. En d'autres termes, un chef d'orchestre qui s'intéresse à tout (musique, mode, ameublement, valise pour Rimowa ou bien créateur de bouteille pour Evian) et surtout qui sait développer un business.

Pourquoi une telle réussite aussi précoce ?

Je me rappelle avoir assisté au Vogue Festival il y a deux saisons où Virgil Abloh est intervenu. Et, je me souviens très bien que lorsqu'il est monté sur la scène, la frénésie de l'ambiance plutôt jeune. Ainsi, ce n'est pas un simple designer qui venait parler mais plutôt une star en phase avec son époque et surtout ses attentes.

 

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Le retour de Phoebe Philo avec Phoebe Philo Studio

La reine du minimalisme chic revient après 3 années d'absence avec sa propre marque : Phoebe Philo Studio. Evidemment, nos amis de LVMH sont également derrière une partie du financement.

Pour rappel, la créatrice anglaise a commencé sa carrière comme assistante de Stella Mc Cartney chez Chloé. Et, suite au départ de cette dernière, elle est devenue directrice de création. Et, elle a notamment créé le fameux sac Paddington qui à l'époque a été sold-out avant son arrivée en magasin.

Ensuite, elle part prendre les rênes de Céline de 2008 jusqu'à fin 2017. Durant son passage dans cette maison de LVMH, le chiffres d'affaires passe de 200 millions à 700 millions : une belle réussite business. Mais surtout elle réussit à imposer des parties radicaux comme lorsqu'elle demande à Joan Didion, en 2015, de devenir égérie de la marque à l'âge de 85 ans.

Enfin, elle a réussi également à engendrer une communauté de fidèles, les philophiles, qui n'attendaient que son retour. Et, on espère ses silhouettes toujours aussi élégantes avec des couleurs sobres pour un chic intemporel. D'ailleurs en 2009, elle déclarait "Il était préférable pour moi de travailler sur une idée de garde-robe plutôt que sur une tendance trop marquée. J'ai travaillé dur pour créer des choses qui résistent à l'épreuve du temps."

Le Festival de Cannes enfin sous le signe de la diversité

Les deux personnalités qui ont su illuminer la montée des marches ont été évidemment Tilda Swinton qui portait du Haider Ackerman : une élégance androgyne sublime; et, notre cher Bill Murray qui reste un exemple de coolitude quel que soit l'habit qu'il porte. Il donne toujours l'impression d'être à la limite du faux-pas sans jamais y tomber. Un reste d'équilibriste sans égal.

Au-delà du vêtement, il est à noter que Spike Lee a été le premier réalisateur noir a devenir Président du jury du Festival de Cannes en 74 ans. Comme en écho à l'ascension du créateur de Off-White, la diversité prend enfin sa juste place et ce n'est qu'un début.

 

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La semaine prochaine

Avec Valentine, nous avons décidé pour notre dernier Instalive de la saison un format un peu particulier. En effet, nous voulions vous donner la parole. Ainsi, nous allons organiser un Q&A (Questions & Answers) où vous pourrez nous poser toutes les questions que vous voudrez sur la Fashiontech. Ensuite, on part en vacances et on se retrouve le 2 septembre pour la saison 2 d'Actualité Fashiontech.

Pour en savoir plus

Pour approfondir votre recherche sur Phoebe Philo et Virgil Abloh, je vous recommande les articles ci-dessous :

Pour terminer, si vous avez manqué notre live de la semaine dernière, la séance de rattrapage c'est par ici.

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fashionweek parisienne

Actualité Fashiontech #5 : Fashionweek parisienne

Pour cette fashionweek parisienne, malgré un temps gris, avec Valentine, nous avons remarqué qu’elle avait été marquée par une belle luminosité. Et surtout, que la joie de se retrouver était palpable et qu’un bel optimisme pouvait se lire sur les visages aussi bien que sur les tenues.

La couture au centre des défilés

Balenciaga que nous citions déjà la semaine dernière pour leur Instragram énigmatique est revenue en force sur le devant des podiums. Ainsi, dans un silence de cathédrale, dans les anciens studios, au 10 avenue George V, Demna Gvasalia, une nouvelle fois, a imposé son rythme et son esthétique. Alors qu’il nous avait habitués à des looks plutôt streets et à des incursions du côté du gaming, il a remis la couture au centre du jeu, notamment avec des silhouettes oversizes tout de noires vêtues et des broderies sublimes. Tout cela dans un style minimal qui sublime l’élégance !

 

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Une Fashionweek parisienne de plus en plus digitale

Le consortium Arianee, quant à lui, s’est associé à la Fédération de la Haute Couture en créant un NFT avec une oeuvre d’art de Richard Haines, l’illustrateur new-yorkais, pour la presse et acheteurs. Cette première incursion d’une Fashion week dans le monde des NFT marque le démarrage d’une reconnaissance pour cette technologie qui va peu à peu devenir un standard. Si vous n’êtes pas encore familier de celle-ci, je vous invite à lire mon article sur le sujet juste ici.

Au niveau couture électrique, Clara Daguin s’exposait au Musée Gravin où elle a dévoilé son partenariat avec Google Jacquard. Dans ce lieu mémoriel, la designeur fashiontech continue à explorer les liens entre technologie et couture. Sa rencontre avec le géant de la Silicon Valley ressemble à une évidence. Afin de développer son expérience sur les réseaux, vous pouvez retrouver la version digitale de cette collection sur la plateforme Dressx.

 

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De son côté Iris Van Harpen, pionnière du design fashiontech depuis 2007, a révélé juste avant la fashionweek parisienne une vidéo planante « Earthrise ». En effet, elle a collaborée avec une athlète spécialisée dans le skydiving. La designeuse néerlandaise adore mélanger l’art, la nature et la technologie. En continuant son exploration, elle nous invite à regarder à bienveillance la terre qui nous entoure et apporte à sa juste valeur une part de poésie technologique.

👇Pour voir ou revoir notre discussion avec Valentine, c’est juste ci-dessous :

 

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Le mot de la fin sous le soleil cannois

J’allais oublier mais au même moment commencé le Festival de Cannes marqué par la montée des marches de l’équipe du dernier film de Wes Anderson avec le meilleur acteur du monde Bill Murray. Et, comme à son habitude il a su démontrer que l’élégance ne provient du vêtement mais plutôt de la manière dont on le porte !

 

Fabrice

Je me définis comme un explorateur Fashiontech.
En outre, j'accompagne les entreprises technologiques sur le marché de la mode et du luxe.
Enfin, je vis entre Paris et Valencia !


actualité fashion tech

Actualité fashion tech #4 : Balmain, Balenciaga, Alaïa et les NFT

Entre le Festival de Cannes et la Fashionweek parisienne, notre actualité fashion tech déborde. C’est pourquoi nous avons dû être drastiques dans nos choix. Cependant pour la semaine prochaine, avec Valentine, on vous prépare un format particulier que vous pourrez découvrir à la fin de l’article (oui, je sais c’est pas très sympa de teaser).

Balmain Festival

La 2e édition prévue de ce festival est annoncée pour les 28 et 29 septembre à la Seine musicale. Au programme : musique, mode et gastronomie. En outre, il sert également à soutenir RED qui lutte contre le VIH

Au niveau pragmatique, le 28 c’est ouvert à tous. Et, il est possible de consommer, d’assister aux concerts et de profiter de l’ambiance fashion.

En revanche le 29, défilé et événement spécial « Guest » MAIS les 1200 premiers à faire un don de 15 euros gagneront deux invitations à l’événement spécial. Ça fait partie de la volonté de Balmain de démocratiser la mode et de créer un capital sympathie (qu’ils appellent Balmain Army).

Beaucoup d’artistes collaborent depuis longtemps avec Balmain tels que Beyonce, Rihanna ou Yseult. L’année dernière Kiddy Smile et cette année, on peut compter sur Maluma.

Tous ces artistes associés à Balmain chanteront ces soirs là habillés forcément en Balmain avec pour objectif d’augmenter la côte de popularité de la marque.

Le retour d’Alaïa avec Pieter Mulier

Quatre ans qu’Azzedine Alaïa, célèbre couturier tunisien et ami des top-modèles, comme Naomi Campbell, a disparu.

Aujourd’hui, c’est un Belge, Pieter Mulier, qui prend la relève en février dernier après une aventure chez Ralf Simons, Jil Sander, Dior et Calvin Klein.

Bien évidemment, le designer anversois a une grosse pression car Alaïa était réputé pour sa sculpture parfaite du corps notamment grâce à une maîtrise des matières et volumes.

Face à un héritage aussi imposant, allait-t-il s’inscrire dans la continuité ou créer une réelle rupture ?

Ainsi, ce 1er défilé post Alaïa a eu lieu dans un cadre simple, dehors au milieu de chaises pliantes et avec pour inspiration une lettre de Pieter écrite à Azzedine. Finalement, la filiation pouvait commencer par une belle correspondance.

La collection finalement respecte les codes d’origine : tissus percés, capes, beaucoup de noir, des robes du soir élégantes, parfaite maîtrise de la silhouette avec des touches contemporaines comme le rouge, le turquoise avec des franges ou des bien des robes mini.

Pour cette première passation, Pietier Mulier a imprimé une marque discrète mais sincère qui a plu aux aficionados du maître tunisien.

 

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Balenciaga et les réseaux sociaux

Avant la Fashionweek, l’instagram de Balenciaga avec plus de 11 millions de followers était vide. Tandis que précédemment, il fourmillait d’images bizarres, voire de mauvais goût à limite du laid. En effet, pour Demna, le directeur artistique de cette maison française, « la mode c’est s’amuser avant tout ».

En adaptant une stratégie de la rareté comme Daft Punk à la grande époque ou comme Bottega Venetta qui s’est retiré des réseaux sociaux, l’héritier du couturier espagnol a opté pour une stratégie risquée à l’heure de l’obésité des contenus.

En supprimant son historique, Demna donne un signal fort. Comme dans les romans russes, tout est possible. Et donc il en profite. Ainsi, il joue à déstructurer les standards et dicte ses propres règles. Peut-être au détriment du consommateur qui reste en attente de déchiffrage des nouvelles normes.

Étonnamment, à la fin du défilé l’ensemble des looks apparaissait tranquillement sur Instagram. Curieusement, elles ont l’air presque trop sages. Cette irrévérence paraît avoir disparu au profit d’une lisibilité plus commerciale : dommage.

 

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Les NFTs pour la mode

Le monde de la mode commence à s’agiter lorsqu’on évoque l’acronyme NFT. Mais qu’est-ce que cela signifie et surtout à quoi cela sert-il ?

Concrètement, NTF veut dire « No Fongible Toke. ». Et avec ceux-ci, nous entrons dans l’ère de la possession digitale.

Ainsi grâce à ce jeton unique qui n’est pas duplicable, vous pouvez dorénavant par exemple devenir l’heureux propriétaire d’une paire de Gucci numérique que la marque a mis en vente sur la plateforme Wanda pour 12€. Avec cette paire, vous pouvez l’utiliser sur Instagram ou pour habiller un de vos avatars. Mais surtout, vous pouvez la revendre et donc spéculer sur son prix de revente.

Bref, tout ce qui est possible sur l’achat et revente de vêtements ou de baskets dans le monde réel devient réalisable dans le virtuel.

Pour savoir en plus et devenir un expert (enfin presque), je vous recommande forcément de lire l’article que j’ai écrit sur le sujet juste ici.

 

 

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La semaine prochaine

Bien évidemment, nous ne pouvions pas y échapper. Et, nous vous préparons un spécial fashionweek parisienne pendant lequel nous reviendrons sur nos coups de cœur et nos déceptions. Je sens que nous allons dépasser nos trente minutes habituelles pour notre actualité fashion tech hebdomadaire. 😅

Très belle semaine.

Article publié le 12 juillet 2021

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Fabrice

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Actualité Fashiontech #3 : spécial ANDAM

Pour ce troisième épisode de l’actualité Fashiontech, avec Valentine, nous avons voulu réaliser un focus sur l’ANDAM qui a remis ses prix le 1er juillet et notamment sur le vainqueur du prix innovation : Spinnova. En outre, nous sommes revenus également sur la réouverture de la Samaritaine ainsi que sur la folie des micro bags.

La Samaritaine : le luxe à la parisienne

Après 16 ans de fermeture pour cause de non-conformité des bâtiments, la Samaritaine rouvrait ses portes le 23 juin avec un an de retard covid.

Qu’est-ce qui a changé en 16 ans ?

Tout d’abord, le magasin est désormais la propriété du groupe LVMH. Connaissant Bernard Arnaud, la Samaritaine a été repensée en temple du luxe, avec l’ensemble des marques du groupe à l’intérieur.

Le slogan « on trouve de tout à la Samaritaine » inspiré du bon samaritain est désormais devenue désuet. Inutile alors de penser retrouver une piste de ski sur le toit comme auparavant ou bien la Société Protectrice des Animaux (SPA) au dernier étage pour repartir avec une poule ou louer un éléphant à la journée ou y chercher son essentiel de bricolage. Aujourd’hui, vous retrouverez l’hôtel cinq étoiles et la galerie de sacs Louis Vuitton

Enfin, à mon sens, ce qui s’avère le plus appréciable tient en deux points. Tout d’abord, une rénovation exceptionnelle du bâtiment et ensuite sa localisation au cœur de la capitale. Pour finir, ce bijou parisien renferme plus de 200 marques dont certaines de niche qu’on n’attendait pas forcément comme The Frankie Shop la marque coréenne System.

 

Micro bag : une belle idée pour Instagram

Au commencement était Jacquemus. En effet, en lançant le chiquito, un sac à main miniature, le designer en plus de créer un coup marketing a lancé une véritable déferlante sur les réseaux sociaux. Depuis toutes les marques s’y mettent. Ainsi, Dior se réinvente alors en déclinant ses sacs iconiques en version mini.

Au niveau de leurs techniques de communication. Rien de très original mais plutôt efficace : les offrir aux influenceuses. Par exemple, Léna Situation, Chiara Ferragni, Sooyaa et un grand nombre d’influenceuses coréennes comme Irene is Good. Du mini Dior au mini caddie on a vu la nouvelle collection partout sur instagram !

La suite de leur technique de com : mettre les influenceuses et le reste du monde au défi ! Qui arrivera à mettre le plus de choses dans ce minibag.

Et ça marche ! Je suis même étonnée qu’ils ne l’aient pas fait plus tôt.

 

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Par contre, attention au risque d’overdose de miniatures. 🙄

ANDAM : l’innovation accélérée

L’Association nationale pour le développement des arts de la mode (ANDAM) a été créée en 1989 par Nathalie Dufour avec pour objectif de soutenir la création mode. Et le premier lauréat a été Martin Margiella, un an seulement après sa première collection. D’ailleurs, il a été Président du jury lors de la 30ième édition.

Parmi les lauréats qui ont brillé par la suite, je peux citer Anthony Vaccarello, Alexandre Mattiuissi, Jérémy Scott, Vicktor & Rolf, Iris Van Herpen, Marinne Serre ou Christelle Koché.

Aujourd’hui, l’ANDAM se décline en 4 prix. Le Grand Prix qui récompense une marque en croissance, le Prix Pierre Bergé pour les jeunes marques, le Prix Accessoires qui comme son nom l’indique et enfin le Prix Innovation pour lequel je suis dans le jury depuis 3 années.

Concernant ce dernier, il a été créé il y a 5 ans pour distinguer des « créateurs, entrepreneurs et start-up françaises et internationales, souhaitant développer leur projet en France, qui offrent des solutions créatives, innovantes et technologiques dans les domaines de la conception, de la production et de la distribution de mode permettant le développement d’une mode responsable et transparente, qui prend en compte les enjeux économiques, écologiques et sociaux. »

Pour en savoir plus l’évolution de l’ANDAM, je vous invite à écouter ma conversation avec Clarisse Reille du DEFI Mode et Yann Gozlan de Creative Valley, juste ici.

Spinnova : une fibre à partir du bois

Spinnova est une entreprise finlandaise de matériaux durables qui a développé une technologie capable de transformer la fibre cellulosique (qui vient du bois) en fibre pour l’industrie textile grâce à un processus mécanique !

Pour eux « La meilleure façon d’avoir un impact sur le monde est de ne pas le faire ». Leur processus n’implique pas de produits chimiques nocifs ainsi qu’une utilisation d’eau et des émissions minimales et aucun déchet. En outre, la fibre peut être recyclée plusieurs fois sans perte de qualité. Enfin, la fibre  peut être teinte avant la phase de filage ce qui supprime le besoin d’eau et de produits chimiques.

Actuellement, l’industrie textile est confrontée à une crise de confiance sans précédent car le consommateur a besoin qu’elle devienne plus durable. Et 70% des émissions de CO2 de notre industrie vient du choix des matières premières. C’est pourquoi la création de nouvelles fibres devient plus que nécessaire.

Le fait que l’ANDAM soutienne ce type d’initiative permettra également à d’autres acteurs d’innover en créant de nouvelles fibres.

 

 

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Le mot de la fin

La semaine prochaine toujours le jeudi à 10h00 sur Instagram, avec Valentine, nous parlerons de :

  • Balmain Festival
  • Le retour d’Alaïa avec Peter Mulier
  • Les NFTs pour la mode
  • Balenciaga et les réseaux sociaux

Article publié le 5 juillet 2021

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Actualité Fashiontech #2 débarque sur Instagram

Pour ce second épisode d’Actualité Fashiontech avec Valentine, nous avons délaissé Clubhouse au profit d’Instagram. En effet, le son s’avère essentiel, mais avec l’image cela donne encore plus de profondeur.

Cette semaine, le programme a été plutôt riche et nous avons évoqué :

Défilé croisière : Cergy-Pontoise ou Athènes, deux ambiances

Au commencement, les collections croisières ont été créés dans les années 30 pour les femmes qui partaient en vacances dans les grandes stations balnéaires. Aujourd’hui, ces collections se font plus rares, mais certaines persistent, notamment avec les champions comme Dior et Vuitton.

A cet égard, Dior a présenté une collection à Athènes autour de la Grèce antique, du sport et de Marlene Dietrich avec une touche androgyne. Or, il semblerait que Maria Grazia Chiuri ait voulu présenter trop de pièces au détriment d’un show plus léger. Cependant, la robe cygne reste une pièce exceptionnelle qui interpelle. Et la présence de Catherine Deneuve assure un gage d’élégance.

 

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Louis Vuitton, de son côté, n’a pas répondu aux appels des sirènes grecques mais a su créer un défilé aérien du côté de Cergy-Pontoise : « Axe Majeur ». Comme en équilibre entre ciel et terre, sur un pont ultra moderne, avec des tenues futuristes et d’autres inspirées des débuts Courrèges des robes ballons des couleurs, Nicolas Ghesquieres a su apporter une vision d’une mode aérienne comme suspendue le temps d’un instant.

 

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Mythical Games x Burberry

Durant l’Entertainment Expo in Los Angeles, Burberry a annoncé un partenariat avec Mythical Games avec la création d’un jeu intitulé Blankos Block Party.

À cet effet Rod Manley, Directeur Marketing de Burberry, a indiqué que “Le lancement de notre Burberry Blanko est notre première exploration dans le monde des NFT (…), il permet aux digital natives et aux joueurs de posséder un morceau de notre marque, de s’engager et d’interagir avec les codes de la maison. Nous sommes extrêmement enthousiastes à l’idée de nous lancer dans ce voyage révolutionnaire vers l’avenir de la propriété numérique dans le jeu”.

Pour la marque britannique cette incursion dans le monde du gaming lui permet de tester un nouveau marché et d’acquérir de nouveaux clients. Ainsi, il peut être intéressant que la première découverte de la marque Burberry s’effectue grâce à un vêtement digital.

Aujourd’hui, la porosité entre nos vies digitales et physiques n’a jamais semblé aussi fine. C’est pourquoi, les marques de luxe s’y engouffrent.

Google Cloud x LVMH

Le mercredi 16 juin, à l’occasion de Vivatech, LVMH et Google Cloud ont annoncé un partenariat stratégique notamment sur l’intelligence artificielle.

Concrètement comment cela va se passer ?

Toni Belloni, directeur général de LVMH, a déclaré au Figaro « Longtemps, chaque client avait un magasin de référence, où un vendeur avait son contact. Désormais, la gestion de chaque client est beaucoup plus complexe ». En effet, aujourd’hui, le client et le futur client ont différents points de contact pour rencontrer ou découvrir une marque. Par contre, la partie digitale reste la pierre angulaire pour la découverte d’une nouvelle marque.

En outre, grâce à ce partenariat, l’idée est d’unifier l’ensemble des bases de données afin de mieux appréhender les besoins du client et par voie de conséquence la gestion de stocks. Par exemple, Franck Le Moal, directeur du numérique, a indiqué qu’il y a 4 ans, il fallait 17 jours pour que les données magasins remontent aux ateliers de production alors qu’aujourd’hui il faut 4 jours.

Enfin, avec l’intelligence artificielle, le groupe de Bernard Arnault pourra également prédire les comportements des consommateurs et anticiper leurs besoins. Ainsi, il pourra ajuster la production.

🔽 Pour visionner, l’ensemble de notre discussion, c’est juste ci-dessous :

 

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Le mot de la fin

La semaine prochaine toujours le jeudi à 10h00 sur Instagram, avec Valentine, nous parlerons de :

  • La réouverture de la Samaritaine,
  • Le microbag de Dior,
  • Spinnova et le prix de l’ANDAM innovation

En complément

👉 Pour savoir plus, sur les éléments que nous avons évoqué avec Valentine lors du live, voici une sélection d’articles :

Enfin, si t’as apprécié notre traitement de l’actualité fashiontech, tu peux jeter un coup d’oeil à celle de la semaine précédente où nous avons parlé de Chloé, la fusion entre Gerber et Lectra, Jean-Paul Gaultier ainsi que des sneakers virtuelles de Gucci. Et c’est juste par ici.

Fabrice

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actualité fashiontech

Actualité FashionTech #1 : Chloé, Gucci, Lectra et Gaultier

Chaque semaine, le jeudi à 10h00, avec Valentine de Passage Valentine, nous décryptons l’actualité fashiontech. Pour ce premier numéro, nous avons réalisé une room sur Clubhouse et voici un résumé de notre discussion.

Chloé ou l’art du développement durable

En décembre dernier Gabriela Hearst succédait à Natacha Ramsay-Levy dans la direction artistique de la maison Chloé.

On connaissait l’intérêt majeur de celle-ci pour l’environnement ; on l’observe encore plus à travers le changement radical opéré chez Chloé depuis et la manière dont communique la maison, notamment sur les réseaux sociaux.

Ainsi, sur instagram, plus un seul vêtement, atelier, défilé, accessoire,… Mais une éruption volcanique, un phasme, une fleur, un coquillage, des glaciers parmi lesquels viennent parfois se glisser un nez ou une bouche.

 

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Certes, cette transformation répond à une demande des consommateurs qui souhaitent acheter une mode qui aurait un impact écologique plus faible; mais ce changement radical d’image de marque ne se fait-il pas justement au détriment de la photo de mode et de la poésie procurée normalement par celle-ci ?

On se pose alors la question des nouvelles manières de consommer. Chloé postait autrefois un sac sur Instagram avec pour objectif de provoquer le coup de cœur consommateur et de le vendre. Est-ce que la maison cherche à faire le buzz en optant pour cette stratégie de communication inédite, considérant la photo studio comme un moyen de communication acquis/dépassé; ou considère-t-elle être assez « connue » pour ne plus communiquer sur ses produits misant sur un trafic suffisamment fort de ses boutiques en ligne ou physiques ?

Chloé l’a compris et montre le chemin à suivre. Ne plus mettre en avant ses valeurs à l’excès, mais simplement provoquer la sensibilité du public sur la beauté de la nature et la nécessité de sauver la planète en optant pour une mode plus durable, que l’on trouve chez Chloé bien sûr.

Lectra et Gerber : un rachat pour un standard

Lectra est un groupe industriel qui a été créé en 1973 regroupant 1 800 collaborateurs avec un CA de 290 millions en 2019. Aujourd’hui, il est le spécialiste mondial de la découpe sur matériaux souples et adresse trois segments : automobile, mode et ameublement.

Le 1er juin, il a annoncé le rachat, pour 175 millions de son concurrent principal Gerber, une société américaine qui a réalisé 165 millions en 2019. Avec ce rapprochement, le groupe se rêve en standard de la découpe pour l’industrie de la mode et du luxe.

 

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Quelles sont les conséquences pour les marques et fabricants ?

Tout d’abord, par définition, si un industriel devient un standard, au même titre qu’un Google ou Doctolib en France, cela permet d’unifier un marché et d’avoir un guichet unique. Ainsi, facilite l’accès et centralise l’ensemble des données.

Par contre, le côté négatif vient du fait qu’il devient un monopole et qu’en conséquence il impose son outil, mode de fonctionnement et pricing. D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur ce sujet, je vous recommande de lire « 0 to 1 » de Peter Thiel, le fondateur de Pay-Pal, dans lequel il explique comment une startup peut obtenir une position de marché monopolistique.

Jean-Paul Gaultier se rêve en incubateur de jeunes créateurs

😢 L’année dernière Jean-Paul Gaultier présentait son dernier « show ». Il avait indiqué vouloir offrir l’opportunité à des jeunes créateurs de se succéder dans des collaborations avec la maison.

Ce mois-ci la 1re collaboration post-Gaultier est sortie, toujours au-delà de ce qu’on pouvait imaginer… Ce n’est pas un jeune créateur, mais 5 :

_ Alan Crocetti bijoutier designer

_Ottolinger, deux femmes proposant des silhouettes déstructurées, mais une collaboration efficace avec déjà des ruptures de stock

_Palomo Spain, un mélange d’art et d’histoire dans ses collections personnelles, avec la folie requise pour ce projet. Ce digne héritier de Gaultier met au point un jean ouvert à l’arrière et apparent sur la culotte.

_Marvin M’Toumo qui a retravaillé le corset de Madonna tout en féminité avec des accessoires de tête toujours démesurés.

_ et Nicolas Lecourt Mansion qui réinvente la robe de mariée en un body sirène orné de strass.

Chacun a gardé son ADN en intégrant parfaitement les codes de la maison Gaultier autour du thème « les marins »; une bande originale animée par une tête d’affiche : Bella Hadid.

Et apportant ce que 2021 demande à la mode : une collection upcyclée créée à partir de vêtements Gaultier chinés ou issus des stocks de précédents shows ; un beau passage à la mode 2.0 et une collaboration parfaite entre le studio et les invités spéciaux.

Bref, Jean-Paul Gaultier sait toujours et encore surfer sur les tendances.

Gucci virtualise des sneakers

Le géant italien a lancé une paire de baskets virtuelles pour la modique somme de 12,99€. Ainsi, elle s’est associée à Wanna, une plateforme biélorusse, qui a développé un filtre. À cet égard, celui-ci se superpose via votre smartphone sur vos chaussures existantes. Mais surtout, on peut rajouter ces sneakers à nos avatars sur différents jeux vidéos ou sur les reels d’Instagram.

 

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En explorant la digitalisation de la mode, Gucci emprunte les traces d’un Nicolas Ghesquière qui avait été le premier à créer des vêtements digitaux (on appelle cela une skin en gaming) pour les personnages de League of Legend. D’ailleurs, d’après Newzoo, analyste mondial de l’e-sport, le nombre de joueurs atteindra 3 milliards d’ici 2023. C’est pourquoi, le monde du luxe y voit un terrain de jeu incroyable, mais surtout un nouveau marché.

Enfin, l’avantage du virtuel c’est qu’il permet de créer des tenues qui repoussent les contraintes du textile et de la gravité. C’est pourquoi, les créatifs vont pouvoir s’exprimer quasiment sans aucunes limites.

 

Le prochain épisode d’actualité fashiontech

La semaine prochaine avec Valentine, nous débarquons sur Instragam pour un live et nous évoquerons :

  • Ferrari lance sa première collection mode
  • Défilé croisière : état
  • Mythical Games x Burberry
  • Google Cloud x LVMH

Très bon week-end et à très vite.

Fabrice

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art de vivre

L'art de vivre français à l'heure d'Instagram

Au moment du déconfinement, l'expression "art de vivre" a commencé à refleurir alors qu'elle semblait plus que désuète. Ainsi, le premier jour, nous avons assisté au bal du Gouvernement autour du café en terrasse; Emmanuel Macron et Jean Castex ont ouvert la danse, tous les deux, avec un tonitruant "Nous y sommes". Tandis que notre ministre-écrivain de l'économie, Bruno Le Maire, seul, lisait les nouvelles du jour avec un expresso.

À cet égard, ce qui manquait le plus aux français serait-il de s'attabler ou peut-être, plus encore, de se retrouver hors de chez soi ?

 

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Au-delà des politiques, mes influenceurs préférés se sont également rués en terrasse mais plutôt au Café de Flore et aux Deux Magots pour signifier un retour à nos valeurs et à une certaine branchitude. Ainsi, cette libération soudaine se devait de trouver une source d'incarnation.

Finalement la terrasse deviendrait-il un marqueur social ?

Et surtout, en fonction du lieu où l'on se trouve, cela détermine une classe sociale. En d'autres termes "être en terrasse ou ne pas être, telle est la question ?"

L'art de vivre à la française un phénomène datant de l'occupation mais surtout littéraire

Je me suis demandé pourquoi dans l'imaginaire collectif, la terrasse parisienne symbolisait autant le France . Pour cela, je me suis tourné vers l'agité du bocal, expression célinienne pour qualifier Jean-Paul Sartre, et Simone de Beauvoir, dite le Castor, car en anglais ce petit animal à poil s'appelle "beaver."

En effet, durant l'occupation allemande, la France faisait face à une grave pénurie. C'est pourquoi, notre duo Littéraire avaient pris l'habitude de travailler à l'étage du Flore, le fameux café rive gauche, car celui-ci avait un poêle et la chaleur en montait. Ces écrivains existentialistes ont été la personnification d'un style de vie où l'aspect intellectuel se mêlait à un esprit festif. Pour la jeunesse de l'époque, ils étaient considérés comme des influenceurs et leur mode de vie a été reproduit. D'ailleurs, Philippe Solers raconte que lorsqu'il se baladait à Saint-Germain avec Sartre, les gens se retournaient dans la rue.

D'ailleurs Sartre évoquait le Flore en ces termes « Nous nous y installâmes complètement : de neuf heures du matin à midi, nous y travaillions, nous allions déjeuner, à deux heures nous y revenions et nous causions alors avec des amis que nous rencontrions jusqu'à huit heures. Après dîner, nous recevions les gens à qui nous avions donné rendez-vous. Cela peut vous sembler bizarre, mais nous étions au Flore chez nous". Dans ce sens, le café est devenu une maison et donc un endroit réconfortant où nous revenons trouver une forme de réconfort.

À cet égard, "Paris est un fête" d'Ernest Hemingway ("A Moveable Feast" dans la version originale) participe également au développement de cet imaginaire parisien. D'ailleurs en préambule, l'écrivain américain précise que « Ce livre peut être tenu pour une œuvre d'imagination. Mais il est toujours possible qu'une œuvre d'imagination jette quelque lueur sur ce qui a été rapporté comme un fait". En d'autres termes, certaines fois l'imaginaire s'avère préférable à une réalité pesante !

Aujourd'hui, une revisitation de l'imaginaire parisien

Actuellement, les écrivains ont été remplacé par les Youtubeurs, Instragameurs et TikTokeurs qui, eux aussi, véhiculent un imaginaire et un style de vie.

Quelles sont les différences et similitudes entre ces deux époques ?

Simone de Beauvoir avait pour habitude de qualifier Sartre de "Machine à écrire". En effet, il passait à minima 4 heures par jour à écrire. Et, elle corrigeait, annotait et coupait cette prose qui paraissait sans limites. Aujourd'hui, nos influenceurs préférés produisent également une somme de contenu incroyable afin de pouvoir émerger face aux algorithmes et plaire à leur communauté. Bref, il convient d'être un serial content marketer.

Comment mes influenceurs adorés se sont-ils réappropriés cette fiction française ?

En premier lieu, le rooftop semble revenir en force car il permet de prendre des photos splendides et évite un travail historique d'appropriation. En effet, dorénavant, l'image à remplacer les mots; et l'art de lire est tombé en désuétude. Malgré tout, l'élégance parisienne continue à oeuvrer à travers des tenus légères et éthérées. Ou, tout simplement, en rajoutant un ou deux accessoires sur une terrasse, comme une paire de lunettes avec un sac à main. C'est pourquoi, le charme discret reste une valeur sûre et surtout universel.

 

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En outre, les images des retrouvailles des amis, des potes et des collègues de travail autour d'un verre n'a jamais autant symbolisé le retour à "Une vie normale". À cet égard, la privation de ce plaisir simple d'un café ou d'un verre, nous a rappelé que la vie en société passe avant tout par une certaine légèreté et insouciance.

Le mot de la fin

Enfin, je voulais terminer en vous partageant le chronique de l'humoriste Guillaume Meurice qui manie si bien l'ironie, un art tellement français qui rassure en ces moments si troublés.👇

 

✳️ Pour en savoir plus sur le sujet, j'ai de nouveau organisé une nouvelle room sur Clubhouse. Et vous pouvez trouver le lien juste ici. J'aurai la chance de dialoguer avec mon cher  :

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🗞️ Concernant les livres, articles et podcasts qui m'ont servi pour élaborer cet  article, vous les trouverez ci-dessous :

👉 Si ce que j'ai écrit vous a intéressé, je vous recommande, mon dernier article intitulé "Les nouveaux métiers dans la mode."

Article publié le 28 mai 2021.

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métiers

Les nouveaux métiers dans le secteur de la mode

Avec la crise du coronavirus, l'accélération de la digitalisation de la mode a été encore poussée d'un cran. Aujourd'hui, le travail à distance devient presque une norme tandis que la frontière entre vie numérique et "réelle" s'avère plus que poreuse. À cet égard, le fameux monde d'après semble un lointain souvenir même si le déconfinement nous rappelle le plaisir des terrasses et du shopping en magasin. Selon le cabinet d'études McKinsey, le retour au même niveau de consommation d'avant crise s'effectuera d'abord sur des secteurs comme le tourisme ou la restauration et pour les hauts revenus en 2021.

D'ailleurs, s'agissant du secteur de la mode, il a enfin rattrapé son retard sur le ecommerce tandis que les vêtements digitaux, issus du gaming, commencent à intéresser les groupes de luxe. Ainsi, Nicolas Ghesquière, chez Louis Vuitton, a été un pionnier en collaborant dès 2019 avec le jeu vidéo "League of Legend" en créant des skins (tenues numériques). Tandis que Gucci a lancé récemment une paire de basket virtuelle (en réalité augmentée) en partenariat avec la plateforme Wanna.

 

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Face à cette transformation, comment développer les compétences adéquates pour un marché du travail sans cesse en mouvement ?

Apprendre à apprendre et à pas forcément un métier

J'apprécie tout particulièrement l'historien israélien Yuval Noah Harari qui a connu une reconnaissance internationale avec son livre " Sapiens", concernant l'histoire de l'humanité. Ainsi, pour lui, le cheminement d'une existence humaine a été profondément transformé au cours des 100 dernières années.

En 1945, si nous prenons une métaphore pour la vie humaine, celle-ci ressemble à une maison que nous construisons avec un plancher, des murs et un toit. Ceci afin de vivre dans un endroit géographique précis. Alors qu'aujourd'hui, l'existence de notre espèce à drastiquement changé. À cet égard, Yuval utilise une autre comparaison ; dorénavant, au lieu d'avoir une maison, nous avons plutôt un sac à dos et nous sommes en perpétuel mouvement aussi bien physique qu'intellectuel.

 

Qu'est-ce que cela signifie pour le secteur de la mode ?

Simplement, que nous devons développer une capacité à attendre de manière permanente (toujours selon le penseur israélien). Et, dans le même temps à être stable émotionnellement pour s'adapter à un monde plus qu'incertain. Ce que la crise du coronavirus nous a si bien rappelé.

En d'autres termes, certains métiers comme rédacteur mode pour magazine papier ou éditorialiste sont en train d'évoluer vers une dimension plus globale, notamment en intégrant les réseaux. En plus d'avoir un esprit d'analyse et de savoir rédiger, il convient également de partager du contenu sur différentes plateformes et d'avoir un goût pour le personnel branding. À cet effet, la perpétuelle restructuration d'un Vogue en est le parfait exemple.

Au-delà de l'adaptation permanente, le secteur de la mode reste un des premiers reflets de la société. C'est pour cela, qu'il doit prendre en compte les mutations de notre vie en commun.

Les métiers que les marques doivent développer

C'est pourquoi, si je devais retenir trois thématiques dans les années à venir pour lesquels les marques doivent recruter, ce seraient celles-ci. Tout d'abord, bien évidement, je parierais sur une digitalisation accrue avec notamment un focus sur l'analyse de data. En effet, la collecte de données actuellement n'est plus un problème ; en revanche, son analyse devient un enjeu majeur. Car il convient de prendre en compte la data "pertinente" qui amènera à une décision judicieuse.

Ensuite, le développement durable est devenu le sujet incontournable pour les marques. Et, les nouveaux directeurs créatifs vont bousculer terriblement les équipes en place. Ainsi, une connaissance accrue des nouvelles fibres sera indéniablement un plus dans un secteur qui cherche à se réinventer en devenant moins polluant.

Enfin, comme je l'évoquais en préambule la digitale couture va devenir un marché en forte croissance au cours de ces prochains mois. Et, aussi bien les cabinets de tendances que les designers mode vont devoir accompagner cette transformation, aussi bien d'un point de vue technique en créant des nouveaux vêtements que d'un aspect business. Je vous rappelle qu'Alpha Go, le programme informatique, a complètement révolutionné le jeu de go. C'est pourquoi, je pense que les nouvelles technologies de création digitale vont nous amener à repenser le vêtement complètement différemment. 😀

Mot de la fin

Les prochaines années que nous allons vivre vont être passionnantes car elles vont nous obliger à nous réinventer en permanence. Un des derniers conseils que je peux vous donner concerne la mise en valeur de soi. Aujourd'hui, maîtriser une compétence technique s'avère pertinent. En revanche, si en plus, vous êtes capable de vous mettre en avant et de storyteller votre parcours professionnel, notamment sur les réseaux sociaux. Là, vous allez créer la différence !

 

✳️ Pour en savoir plus sur le sujet, j'ai de nouveau organisé une room sur Clubhouse. Et vous pouvez trouver le lien juste ici. J'aurai le plaisir d'échanger avec :

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🗞️ Concernant les livres, articles et podcasts qui m'ont servi pour élaborer cet  article, vous les trouverez ci-dessous :

👉 Si ce que j'ai écrit vous a intéressé, je vous recommande, mon précédent post sur "Les jeunes marques de mode et la digitalisation : une évidence pas si simple."

Article publié le 28 mai 2021.

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digitalisation

La digitalisation et les jeunes marques de mode : une évidence pas si simple !

Actuellement, nous voyons émerger des marques de mode quasiment chaque matin. En effet, les réussites d'un Jacquemus ou d'un Slip Français inspirent aussi bien les étudiants d'école de mode que de business pour se lancer dans le grand bain pour créer une marque. Récemment, The Bradery, a su réinventer le déstockage de vêtements et d'accessoires, en utilisant habillement Instagram.

Cependant, pour les créateurs qui viennent du produit, la gestion du numérique peut paraître comme secondaire ou plutôt comme une obligation pesante. Dès lors, comment peuvent-ils conjuguer leur passion de la création et obligation de résultats dans un monde de plus en plus digital ?

Ainsi, je me suis permis de dresser une série de conseils qui ne sont pas forcément exhaustifs pour réussir sa digitalisation quand on est une jeune marque plutôt orienté produit.

1/ S'informer sur le sujet de la digitalisation

Tout d'abord, il convient à minima de connaître le sujet. Et, pour cela, il n'y a pas de secret et vous avez à disposition une multitude de sites ou podcasts qui évoquent la question. C'est pourquoi,  je vous recommande de suivre à une certaine délectation les podcasts suivants :

  • "Entreprendre dans la mode" d'Adrien Garcia qui chaque semaine s'entretient avec un acteur du monde de la mode. En l'écoutant, vous allez apprendre comment actuellement des marques ont su prendre le virage du numérique
  • "The GaryVee Audio", je le répète quasiment à chaque article mais mon cher Gary Vaynerchuk reste la référence absolue sur le business du digital. À cet effet, il produit énormément de contenu mais son podcast reste LA référence. Pour rédiger mon article précédent sur les NFT, son épisode audio et article m'ont grandement aidé.
  • Evidemment, si la fashiontech vous intéresse, je vous invite à écouter d'une oreille attentive mon podcast "Innovation Mode" dans lequel chaque semaine je dialogue avec des startupers, designers qui agitent l'écosystème mode et tech.

 

 

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Au niveau des sites, les meilleurs sont d'origine anglo-saxonne. Ainsi, je vous propose :

  • "The social examiner media" une analyse fine sur les dernières tendances des réseaux sociaux. Cela parle aussi bien de comment créer une publicité pertinente sur Facebook à développer son business sur Clubhouse. Ce que j'apprécie le plus chez eux s'avère être la manière dont ils explicitent de façon opérationnelle la mise en oeuvre. En d'autre termes, il ne sont pas dans le dire mais dans le faire.
  • Vogue Business a créé un section technologie qui analyse assez finement l'évolution de maisons luxe et la manière dont elles investissent le digital. Bien que vous n'ayez pas les moyens d'une maison de haute couture, cela vous donne les tendances du moment et surtout celles-ci finalement s'inspirent des jeunes créateurs qui avec peu d'argent se montrent extrêmement créatifs. Par exemple, il s'agit de se rappeler d'un Suprême à ces tous débuts.

Enfin, se documenter s'avère crucial pour comprendre la digitalisation mais cela n'est pas forcément suffisant. Ainsi, s'entourer devient nécessaire pour passer l'étape supérieure.

2/ Ne pas rester seul et trouver le bon partenaire

🚀 Sur la place parisienne, il existe une bonne centaine d'incubateurs et j'en ai sélectionné trois qui pourront réellement vous aider si vous êtes une jeune marque de mode et que vous voulez booster votre côté digital.

  • ADNxIFM, tout d'abord, qui se situe à Station F a développé une verticale unique sur la Fashiontech. Notamment en développant un programme avec des coachs et des experts venant du web. En outre, il ont développé un partenariat stratégique avec l'IFM concernant l'aspect mode. D'ailleurs, pour la petite histoire, je suis coach chez eux. 😉
  • La Maison des Startups également situé à Station F, permet aux entreprises incubées d'avoir un accès privilégié aux 75 maisons du groupe LVMH. L'accompagnement dure 6 mois mais peut être prolongé si nécessaire.
  • La Caserne se définit comme le plus grand accélérateur sur la transition écologique dédié à la filière mode et luxe en Europe. Ce projet ambitieux commence à voir le jour et les premières marques se sont installées dans l'ancienne caserne de pompier du 10ième arrondissement.  Et, ils vont développer un programme Fashiontech. Bref, un projet qu'il convient de suivre de près.

Le choix d'un incubateur implique également d'avoir un coach dédié lors de votre accompagnement qui vous aiguillera lors votre cheminement. Voilà plus de 5 années que j'accompagne des startups. Et, voici selon moi les qualités d'un bon accompagnant :

  • Savoir écouter, généralement il convient d'avoir une écoute active et pas forcément de donner des conseils. Car c'est vous qui gérer votre business et prenez des besoins.
  • Vous mettre face à vos contradictions, comme dit le Docteur House, le patient et le créateur d'entreprise également. Pas forcément de manière intentionnelle mais comme vous êtes pris dans un quotidien, il peut s'avérer difficile de prendre du recul et le manque de lucidité peut entraîner des choix malencontreux. Un coach empathique vous permettra de prendre une certaine distance sur votre quotidien.
  • Vous engueuler quand vous faites de la merde, le côté empathique a certaines limites et quand vous mettez en péril votre activité en prenant des risques inconsidérés, un bon recadrage peut être nécessaire.

Le mot de la fin

À mon sens, la seule manière d'appréhender l'écosystème digital, qui est en perpétuelle évolution, consiste à s'informer et tester. En effet, la seule est unique manière d'apprendre est de faire. Bien évidemment, vous pouvez déléguer et trouver un prestataire. Cependant, comme le digital s'ancre dorénavant dans le business mode, vous ne pouvez plus passer uniquement par des sous-traitants mais l'intégrer directement dans votre activité. D'ailleurs, les marques qui ont pu le mieux résister à cette crise COVID sont celles qui avaient précédemment investi dans le numérique. Bref, n'attendez plus.

 

✳️ Si vous souhaitez en savoir plus sur ce sujet, je vous recommande de participer à ma room sur Clubhouse du lundi 24 mai à 15h00. Le lien est juste ici et, j'aurai la chance de dialoguer avec :

Diane Holtzhauer, Créatrice de la marque éponyme

Tess Allal-Rimbaud, Assistante de coordination de collection pour la Paris Fashion Week

📩 D'ailleurs, si voulez une invitation pour Clubhouse (qui fonctionne désormais sur Android), n'hésitez pas à m'envoyer un petit message à l'adresse suivante :

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👉 Enfin, en ce moment, nous sommes en plein déconfinement et j'ai écrit un article sur le sujet, notamment sur les nouvelles tendances de consommation juste .

Article publiée le 24 mai 2021.

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NFT

Comment les NFT vont-ils révolutionner la Fashion Tech ?

Depuis plusieurs mois le mot NFT revient de manière lancinante dans les articles ou podcasts que je consomme.

Mais à quoi cet acronyme peut-il bien correspondre ? Et surtout, peut-il être utile à un secteur mode qui doit encore accélérer sa digitalisation ?

À travers cet article, je vais vous donner des pistes d'utilisation des NFT pour les marques de mode et maisons de luxe. Mais surtout, je vais essayer de vous donner envie de vous lancer dans une nouvelle activité où il y a quasiment tout à construire.

🚀Prêt pour le voyage !

Les NFT à quoi cela sert exactement ?

Littéralement, NTF signifie :  No Fongible Token. 😆

En d'autres termes, c'est un jeton unique qui n'est pas duplicable au contraire des cryptomonnaies. Cela amène à la question du concept de propriété. De manière traditionnelle, lorsque vous possédez quelque chose c'est un objet physique (une maison ou un iPhone par exemple). Avec l'arrivée du digital, cela a un peu compliqué le raisonnement. Ainsi, par exemple, lorsque vous écoutez de la musique sur Spotify, vous n'êtes pas propriétaire de la musique mais vous payez un droit d'usage. Contrairement au fait d'acheter un vinyl; où là, vous êtes propriétaire d'un objet physique qui vous permet d'écouter une chanson.

Avec les NFT, nous passons à une nouvelle génération de type de propriété : la possession digitale.

Pour résumer tout cela et surtout afin d'être plus précis, j'ai déniché cette superbe vidéo réalisée par le quotidien suisse Le Temps qui s'avère un modèle de vulgarisation. 👇

Maintenant que j'ai défini les NFT, vous allez me dire mais à quoi cela sert. Justement j'allais y venir. 😅

Le monde digital prend le pas sur le monde réel

Gary Vaynerchuck, le serial entrepreneur américain, a écrit un article le 12 avril dernier sur les NFT et il revient sur le fait qu'en jouant à Farmville (qui n'est pas le meilleur jeux du monde) il a réalisé que "nos vies devenaient de plus en plus numériques et que les êtres humains ont besoin de communiquer à travers nos achats" et d'ajouter que "c’est la raison pour laquelle l’industrie de la mode existe - si nous n’étions pas obligés de s’envoyer des messages à travers les marques et les logos que nous portons, tout le monde s’habillerait de la même façon".

Ainsi, selon Gary, cela signifie clairement que comme notre vie se digitalise de plus en plus, et que, par voie de conséquence, nous allons reproduire nos comportements sociaux dans le monde numérique. Et le secteur de le mode ne peut pas échapper au tsunami des NFT.

Bien avant ce dernier, le monde de l'art avait déjà pris le virage. Ainsi, l'artiste Beeple a vendu une de ses oeuvres, via Christie's, "Everyday : The First 5000 days", regroupant ses  5 000 premières oeuvres au format numérique pour la somme de 69 millions de dollars. Cette réactivité s'explique avant tout par le fait que les artistes crééent avant tout des pièces uniques donc non reproductibles ou en petite série (dans ce cas, elles sont numérotées). Avec les NFT, artistes et collectionneurs ont appliqué leur recette du monde physique ou monde digital. Et, on créé un nouveau marché !

Les NFT, une réelle opportunité business pour la mode

 

 

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Une publication partagée par The Fabricant (@the_fab_ric_ant)

La société néerlandaire, The Fabricant, a été une pionnière dans la digitalisation du vêtement. En effet, elle avait frappé très fort en vendant pour le première fois une robe virtuelle, Iridescence, pour la modique somme de 9 500$. Ainsi, en utilisant la blockchain, la startup néerlandaise a su intégrer les codes du monde de l'art à celui de la mode.

Comment, dès lors, l'univers Fashiontech peut s'emparer de cette tendance ?

Dans un article récent de Vogue Business, Nathalie Johnson de Neumo, une plateforme pour les vêtements de mode numérique, prend l'exemple suivant d'usage «par exemple, imaginez si quelqu'un a acheté la robe emblématique J Lo Versace sur notre site. Nous travaillons avec une plate-forme de médias sociaux spécialisée dans les filtres afin que le propriétaire puisse publier une photo d'eux-mêmes "portant" la robe, et nous travaillons également avec l'un des plus grands jeux d'Asie, afin qu'ils puissent également pour habiller leur avatar de jeu dans la robe. L'acheteur n'a besoin d'acheter le NFT qu'une seule fois et il pourra l'utiliser de différentes manières."

En d'autres termes, la robe n'a plus besoin d'être produite au sens propre du terme mais sera uniquement utilisable sur les réseaux sociaux et par extension dans les jeux vidéos. Cela signifie un rapprochement majeur entre deux écosystèmes jusqu'à maintenant plutôt lointain : la mode et le gaming.

Le mot de la fin

Après ce long plaidoyer pour les NFT, j'espère vous avoir convaincu que nous sommes uniquement au préambule (comme le dit si bien Gary Vaynerchuck) d'une révolution qui s'annonce pas du tout silencieuse. En effet, demain les maisons de luxe vont être concurrencées par les géants du web et j'ai hâte de découvrir la suite de l'histoire.

👉 Voici, ci-dessous, l'ensemble des articles qui m'ont servi à rédiger ce post :

📚 Si vous voulez "asolument" tout savoir les NFT et que vous avez une bonne heure devant, je vous recommande le rapport réalisé par Black Pixel, créé par le tech enthousiaste Teddy Pahagabia, le téléchargement est juste ici.

✳️ Si le sujet des NFT vous intéresse et que vous préférez le format live, j'organise une room sur Clubhouse le lundi 17 mai à 15h00 intitulé sobrement "Comment les NFT vont révolutionner la Fashion Tech ?", et à cette occasion, j'aurai le plaisir de dialoguer avec :

📩 D'ailleurs, si vous souhaitez une invitation pour Clubhouse, il suffit de m'envoyer un petit message. À cet égard, dorénavant, l'application audio fonctionne également sur Android.

✍️ Enfin, comme nous entrons à l'heure de la ré-ouverture des magasins physiques, je vous recommande de lire mon article sur "les nouveaux comportements d'achat à l'heure du déconfinement", si ce n'est déjà fait.

 

Publié le 14 mai 2021.